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jeudi 12 novembre 2015

Etre en français: une honte ou une fierté ?


Ressemble-t-on à ça ?

Après avoir engagé la conversation avec un parfait inconnu et avoir entamé le sujet sur nos origines, j'ai longtemps dit "je n'aime pas être française" ou encore "j'ai honte d'être française". Pourquoi, avant tout ?

Tout le monde connaît plus ou moins les clichés de la France et ses habitants vu par les pays partout dans le monde.

Les français sont de mauvaise humeur (mais genre, toujours).
Les français sont toujours en train de manifester dans la rue.
Les français se plaignent toujours trop.
La France est sale, les français sont sales (et nous les filles, on aime nos poils aux aisselles !)
Les français sont arrogants.
Les français connaissent une langue étrangère: le français...!

A vrai dire, j'ai globalement la même vision de mon pays. 

Après mes expériences antérieures à l'étranger et mes un an et trois mois à Francfort, à côtoyer des allemands et des gens du monde entier tous les jours, à m'enrichir, je me suis  donc demandée:

Peut-on vraiment parler d'avantage ou désavantage à être français ?

En réalité, peut-on dénigrer quelqu'un parce qu'il vient du Bhoutan ou de Grèce ? ** Logiquement non. Ainsi peut-on plus aimer quelqu'un juste parce qu'il vient des States ? Bien sûr que non. Néanmoins, au fil des années nous nous sommes créés notre propre avis basé sur nos expériences personnelles, les clichés et les médias. C'est simple: j'aime le Canada, pourquoi ? Les paysages sont sublimes, les habitants (du moins Québec et Ontario) sont très gentils et ont l'air plus cultivé que leur gros voisin américain, le sirop d'érable est délicieux, le french vanilla chez Tim Hortons j'adore et de plus j'ai un point faible pour l'accent québécois. Ça s'arrête là et ça suffit à me rendre dingue quand je côtoie un canadien à l'aéroport, genre comme si le gars était en réalité Johnny Depp, quoi.

"Tu sais, il y a des gens gentils et des gens méchants dans tous les pays. Il n'y a pas plus de honte à avoir d'être Français que d'avoir honte à être Russe ou Nigérien, etc." M'a-t-on dit une fois.
C'est vrai. Au final, il suffit de peu de facteurs pour aimer ou au contraire détester un pays et/ou une nationalité. Il y a des gens gentils et méchants de partout. J'aurais pu très bien rencontrer d'affreux canadiens mangeurs de steaks de raton-laveur qui m'aurait fait détester le Canada !

Je pense qu'être français n'est ni une honte, ni une fierté. Ni un avantage ou désavantage. C'est juste un fait à accepter. C'est mon choix et mon droit de ne pas être enchantée d'être française à cause de la mauvaise image véhiculée par les autres individus de mon pays. Cependant, je peux être satisfaite de MON image de française que je donne aux étrangers et c'est le plus important. Je leur donnerais l'image d'une française quadrilingue, de bonne humeur et positive, ainsi que travailleuse (pour les poils, c'est top secret ahaha). Ils repartiront en se disant que cette fille française pouvait parler l'anglais et sourire.

Et c'est ça ma fierté !


Tschüssi.


** je n'ai rien contre ces pays cités, ce sont des exemples et à vrai dire j'aimerais bien les visiter.


dimanche 25 octobre 2015

"L'ascenseur"

10:32 pm. Elle s'avança jusqu'aux portes d'acier et appela l'engin. C'est dans les dix secondes qui suivirent qu'elle pénétra dans la cage métallique et enfonça le numéro 18 avec son doigt fraîchement manucuré. 

10:32:41 pm. Les portes s'ouvrirent et un homme rejoignit la femme déjà présente. Ils s'échangèrent un bref sourire et la machine infernale redémarra, laissant les nombres s'éclairer un à un.

10:33:58 pm. Étage 18. Les portes s'ouvrirent de nouveau. La femme sortit de l'ascenseur, abandonnant une mare de sang derrière elle. La fin de la journée pour elle, la fin de sa vie pour lui.

La fameuse scène de Shining de Stanley Kubrick.

samedi 11 juillet 2015

Conduire aux USA ? Easy peasy.

Je l'avoue, j'ai longtemps voulu écrire un article sur mon ancien voyage au Texas de l'an passé. Puis finalement, je ne savais pas trop sur quoi me lancer et je ne voulais surtout pas résumer de A à Z ce que j'avais vu/fait pendant ces trois mois. Trop long et surtout ennuyeux à lire. C'est pour cela qu'aujourd'hui, je me consacre à un seul sujet soit; la conduite sur les routes américaines. 

Au départ je ne le sentais pas. Bien même avant d'avoir atterri à Houston, je me demandais comment j'allais faire pour conduire entre trucks (tu sais les pick-up) et 4x4 sur des autoroutes à huit voies, pendant trois mois. Conduire dans une ville, une route, que je ne connais pas me fait toujours un peu stresser alors cette fois dans un AUTRE PAYS, c'était de la folie. Je me suis alors renseignée sur le sujet de la conduite aux Etats-Unis d'Amérique. Verdict ? Des gens cools au volant mais qui conduisent mal. Au moins, ils sont cools et c'est déjà ça. 

Dès le lendemain de mon arrivée, on m'a présenté l'audi A4 2.0T de mon oncle et comme par magie, le feeling est tout de suite passé ! Totalement automatique, sièges en cuir, j'ai pris place derrière le volan et que roule ma poule !

Avant, je t'aurais rétorqué sans hésitation que j'étais plutôt du genre à préférer rouler sur les routes sinueuses de la campagne ardéchoise, Mais ça, c'était avant. J'ai adoré conduire à Houston. C'est droit, c'est carré, c'est large. C'est tellement plus simple ! En France, je me reprends toujours à trois fois pour me garer proprement sur une place de parking en bataille. Aux US, don't worry! Les places sont tellemeeeeent grandes que je sais que je me tiendrais toujours entre les deux lignes blanches même garée en diagonal. Si jamais, j'avais la (mal)chance de me perdre grâce au gps (oui, c'est toujours possible, surtout quand on te parle en miles et en yards), don't worry! Les plans de la ville sont géométriques, si je loupe la prochaine à droite, je prendrais la suivant à droite et je trouverais sans problème ma destination (OK, à part dans Downtown où ces petits malins bloquaient la rue à droite, une fois sur deux. Là, j'ai bien dû tourner comme un cochon malade avant de trouver finalement mon but).

Puis les américains au volant, c'est toute une histoire. Alors oui, ils roulent un peu comme des fous, il ne faut pas hésiter à s'insérer sur l'autoroute, y aller franco quoi. Et surtout de bien regarder à gauche comme à droite, car ici on te double de tous les côtés ! D'ailleurs sur les autoroutes françaises, on m'a déjà klaxonné car la voiture derrière moi estimait que je n'avais pas le temps de dépasser le véhicule que moi, alors que si. J'y suis juste allée un peu brusquement à la méthode américaine. Aux US, du moins au Texas, jamais on ne m'aurait klaxonné. Même si les texans m'ont dit qu'ils n'étaient pas très sympathiques au volant, je les ai trouvé plus que courtois ! Jamais je n'ai entendu un coup de klaxon. Ou bien si, c'était pour me réveiller et me montrer que le feu était vert depuis quinze secondes...

Alors moi, j'y retourne dès demain, pas pour la vie américaine mais juste pour conduire ;)

(Je rassure, les routes européennes sont quand même de bien meilleure qualité que les américaines. Je les ai bien senti les dizaines de trous (de la taille d'une patte d'éléphant) pendant que je dormais -pas au volant- et qu'on traversait Baton Rouge).

Tschüssi.

Downtown de Houston, Mai 2014
Chut, le téléphone est autorisé derrière le volan...


mercredi 8 juillet 2015

Welcome at the airport: les perles.

Forcément quand on travaille dans un aéroport on est sûr de rencontrer énormément d'étrangers, venant des quatre coins de la Terre. Qui dit étranger dit culture différente. Qui dit culture différente dit ignorance totale des autres cultures (bon ce n'est pas toujours vrai, on est d'accord, mais ça s'applique à de nombreux cas) ou bien dit ignorance totale de la langue anglaise (dur pour communiquer).



➜ « It's vegetarian? Without meat? » Alors oui le croissant au beurre et pain au chocolat, comme leurs noms l'indiquent, sont sans viande.

➜ « Ai ouant zix kokogolo. » Kokogolo, kokogolo... On s'est longuement regardé avec mon collègue en faisant répéter ce pauvre chinois et en lui demandant de nous montrer ce qu'il voulait (évidemment, il ne comprenait pas). Puis, j'ai eu une illumination: il voulait six coca-cola.

➜ « Pijiu! One Pijiu! » Ce mot fait désormais parti de mon langage courant de tous les jours quand un vol pour Péking est annoncé. Bière ! Une bière ! (Il y a aussi la version de l'Europe de l'Est avec « Pivot! » mais quand même moins courante).

➜ « Ai ouant dis, dis and dis. How much? How much?? » T'as toujours l'impression que les chinois ont un avion à prendre dans la minute qui suit. No stress.

➜ « Dollars? » « Yes you can pay with Dollars but I give you back Euros. » « Ok. » [...] « I don't want Euros, give me back Dollars! » Ces gens qui ne comprennent pas que nous  ne sommes pas la banque et que le Dollar n'est pas everywhere...

➜ « Something else for you Miss? » « Yes. How much? » Ok donc nothing else.

➜ « Vu que je vois que vous parlez un peu français, vous pouvez m'indiquer où je peux retirer de l'argent ? » Heureusement que je parle un peu français, oui. Lölölölöl.

➜ « Do you take Euros? » « Sure! » « Really? » « Yes, we're in Europe, then in Germany, so it's Euros.» « No.» « ... » « Wait it's not Francs anymore? » Les Francs c'était en France avant, les Deutsche Marke étaient en Allemagne avant. Mais vaut mieux tard que jamais.

➜ «  I want this turkey sandwich without ham. » Euh??? Si c'est un sandwich à la dinde il n'y aura point de jambon à l'intérieur. Ou alors il voulait ce sandwich sans la viande? Grand mystère.


~ A suivre ~

samedi 3 janvier 2015

Seconde Guerre Mondiale: un peu d'histoire.

Camp de concentration de Dachau (près de Munich en Allemagne). Photographie provenant de notre ami Google.

J'ai toujours été intéressée par cette période de l'histoire: la seconde Guerre Mondiale. Pourquoi ? Je me suis longtemps posée la question. Peut-être que ce qui me fascine le plus (et ce mot est mal adapté, je le sais bien) est cette question: mais comment l'Humain a pu commettre un tel crime ?

J'ai passé récemment un jour et demi à Munich. J'avais plusieurs day-off alors j'en ai profité pour visiter un coin de mon nouveau pays. Si j'ai choisi Munich, ce n'est pas seulement parce que c'est une grande ville réputée pour sa beauté, mais également parce que Dachau est à côté. Je voulais m'y rendre, seule ou non. Au final, mon hôte russe m'a accompagné car lui aussi voulait en connaître d'avantage.
Je ne sais pas si j'ai été le plus choquée par le camp de concentration de Dachau en lui-même ou par les gens qui se prenaient en photographie devant les fours crématoires. Bref. Tout le monde n'a pas la même notion de respect et c'est désolant. Ce fut clairement le cas par le vol en novembre dernier de l'inscription "Arbeit macht frei" qui figurait sur le portail.
C'est une visite qui me tenait à coeur. Lieu intéressant rempli d'histoire et d'horreurs. On a bien passé quatre heures pour tout lire dans le musée et ensuite visiter -sous une pluie battante et un vent glacial le site-. J'étais mal à l'aise. L'ambiance est lourde et morbide et je dois dire que j'ai été assez agacée par ces touristes qui parlaient forts et qui laissaient leurs enfants vagabonder à droite et à gauche. Marcher dans les pas d'hommes qui ont tant souffert, c'est étrange. Traverser la chambre à gaz qui était déguisé en douche, c'est perturbant.

Je pense que tout le monde devrait visiter au moins une fois un camp dans sa vie, pour se rendre compte, pour bien comprendre. Tout le monde a péri, français, allemands, russes, ukrainiens et autre. Il n'y a pas de gentils et de méchants dans l'histoire, non. Je reviendrais donc sur le sujet France/Allemagne encore une fois. Vivant désormais en Allemagne par choix et par envie, je ne me suis jamais sentie aussi irritée lorsque des français me parlent encore de nazis. Oui, je ne fais pas comme tous ces jeunes qui préfèrent partir en Angleterre, en Australie et aux USA et alors ? Pourquoi l'Allemagne pose tant un problème pour certaines personnes ? Les allemands ne sont pas les méchants dans l'histoire et les français ne sont pas non plus les gentils. Je ne suis pas en train d'insinuer que les allemands ont eu la plus brillante idée du siècle, bien sûr que non (Hitler était d'ailleurs autrichien). Mais le régime de Vichy, la milice et compagnie, est-ce qu'on en parle ? Les français ne se dénonçaient pas entre eux pour finir par voir son voisin partir dans les camps ? Si. Il n'y a pas de peuple meilleur ou pas, ou de plus gentils que d'autres, tout le monde a été coupable dans cette guerre et je parle bien au passé parce que notre génération N'A PLUS RIEN À VOIR avec les horreurs de guerre. Alors s'il te plaît (je m'adresse surtout aux anciens) acceptez le fait que le passé appartienne au passé. La seconde Guerre Mondiale est le plus grand crime de l'histoire, les victimes ne reviendront pas à la vie et il faut l'accepter. Aller de l'avant. Les allemands ont autant souffert que les français et ce n'est pas en continuant d'enfoncer les jeunes allemands sur les crimes passés que les choses iront mieux. Au contraire, l'image de la France continuera à se dégrader. Enfin, stoppez de transmettre cette rancœur à vos enfants et petits-enfants, ils ne méritent pas ça.

Que personne n'oublie cette partie de notre histoire commune, que personne ne continue de cracher sur les autres nations.


L'union soviétique a perdu 27 000 000 hommes, l'Allemagne 10 000 000 et la France 600 000.

Plus jamais.

Tschüssi.